Depuis 2018, l’Islande impose par loi l’égalité de rémunération entre hommes et femmes. Aujourd’hui, d’autres pays suivent son exemple, prouvant que l’égalité professionnelle n’est plus une utopie, mais une réalité en marche.


Introduction En Islande, depuis près de huit ans, il est illégal de payer une femme moins qu’un homme pour un travail équivalent. Ce pays de 370 000 habitants, souvent cité comme le champion mondial de l’égalité des sexes, a franchi un cap historique en 2018 en rendant obligatoire la certification égalitaire pour toutes les entreprises de plus de 25 salariés. Résultat : l’écart salarial y est désormais inférieur à 3 %, contre une moyenne de 12 % dans l’Union européenne. Comment l’Islande a-t-elle réussi ce tour de force ? Et pourquoi son modèle fait-il aujourd’hui des émules à travers le monde ?


Une loi audacieuse, des résultats concrets

L’Islande n’a pas attendu 2018 pour se battre pour l’égalité. Dès les années 1970, le pays a été le théâtre de grèves massives de femmes, comme celle du 24 octobre 1975, où 90 % des Islandaises ont cessé le travail pour protester contre les inégalités. Mais c’est en 2018 que le gouvernement a franchi une étape décisive en adoptant une loi contraignante : toute entreprise ou institution publique doit désormais prouver, via un audit indépendant, qu’elle rémunère équitablement ses employés, sous peine d’amendes.

Des chiffres qui parlent

  • En 2023, l’Islande occupait pour la 14e année consécutive la première place du classement mondial de l’égalité des sexes (Rapport du Forum économique mondial).
  • L’écart salarial est passé de 18 % en 2008 à moins de 3 % aujourd’hui.
  • 90 % des entreprises islandaises sont désormais certifiées « égalitaires ».

Un modèle qui s’exporté

L’exemple islandais inspire désormais d’autres pays. En 2021, la Norvège a adopté une loi similaire, suivie par la Finlande et l’Allemagne, qui ont renforcé leurs législations en matière de transparence salariale. Aux États-Unis, plusieurs États, comme la Californie et New York, ont instauré des obligations de reporting pour les entreprises.

Pourquoi ça marche ?

  • Transparence : Les salaires sont rendus publics, ce qui limite les discriminations.
  • Sanctions : Les entreprises non conformes risquent des amendes.
  • Culture égalitaire : En Islande, l’égalité est enseignée dès l’école et portée par une forte mobilisation citoyenne.

Et demain ?

Si l’Islande montre la voie, le chemin reste long pour de nombreux pays. Selon l’ONU, au rythme actuel, il faudra encore 132 ans pour atteindre l’égalité mondiale. Pourtant, des initiatives comme celle de l’Islande prouvent que le changement est possible, à condition d’allier volonté politique, mobilisation sociale et outils juridiques contraignants.

En France, la loi « Rixain » de 2021 impose désormais aux entreprises de plus de 50 salariés de publier un index d’égalité professionnelle, sous peine de sanctions financières. Un premier pas, mais encore insuffisant pour certains experts, qui appellent à s’inspirer davantage du modèle islandais.


Conclusion L’Islande a démontré que l’égalité salariale n’est pas une utopie, mais une réalité accessible grâce à des lois ambitieuses et une société engagée. Alors que de plus en plus de pays s’emparent du sujet, une question se pose : et si l’égalité professionnelle devenait, demain, la norme plutôt que l’exception ?


Et vous, pensez-vous que votre pays devrait s’inspirer du modèle islandais ? Partagez votre avis en commentaire !


Pourquoi ce sujet ?

  • Actuel : L’égalité salariale reste un enjeu majeur dans le monde.
  • Positif : Met en avant une réussite concrète et inspirante.
  • International : Intéresse un lectorat mondial, avec des comparaisons entre pays.

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